Un circuit va-et-vient classique repose sur des navettes filaires entre deux interrupteurs. Le système Yokis permet de remplacer l’un de ces interrupteurs (ou les deux) par une télécommande radio sans fil, en supprimant le câblage entre les points de commande. Le principe : un micromodule récepteur câblé au point lumineux reçoit les ordres d’un émetteur mural ou d’une télécommande, par liaison radio.
Depuis 2024, Yokis propose deux familles de kits va-et-vient distinctes. Comprendre laquelle correspond à votre installation conditionne le choix du matériel et la procédure d’appairage.
Kits radio POWER ou Zigbee UP : choisir avant d’acheter
La gamme radio POWER utilise un protocole propriétaire Yokis. Elle fonctionne sans box domotique, sans application, sans connexion internet. L’émetteur communique directement avec le récepteur sur une fréquence de 2,4 GHz. Ce kit convient aux installations autonomes où la commande radio suffit.
La gamme Zigbee UP (référence type KITVV-UP) s’intègre à une box domotique compatible Zigbee. Elle ouvre l’accès à la commande depuis un smartphone, à la création de scénarios et à la gestion à distance. Le récepteur reste le même type de micromodule, mais le protocole de communication change.
Le choix entre les deux dépend d’un seul critère : la présence ou non d’une box domotique Zigbee dans le logement. Sans box, le kit POWER est la seule option fonctionnelle. Avec une box, le kit Zigbee UP permet d’aller au-delà du simple va-et-vient.

Câblage du micromodule récepteur Yokis : les erreurs qui bloquent tout
Avant de toucher à la télécommande, le récepteur doit être correctement câblé. C’est le point de fragilité principal de l’installation, et la source de la majorité des dysfonctionnements signalés par les utilisateurs.
Le micromodule récepteur (télérupteur radio ou télévariateur selon le kit) se loge dans la boîte d’encastrement du point de commande existant. Il se raccorde à la phase, au neutre et au retour lampe. Trois erreurs reviennent systématiquement :
- Neutre absent dans la boîte d’encastrement : dans les installations anciennes, le neutre ne passe pas toujours au niveau de l’interrupteur. Le micromodule Yokis a besoin du neutre pour fonctionner. Son absence impose de tirer un fil supplémentaire ou de déplacer le module au niveau du luminaire.
- Confusion entre la phase d’alimentation et le retour lampe : le fil de phase qui alimente le module et le fil qui part vers le luminaire doivent être identifiés avec certitude. Un multimètre est nécessaire, pas une simple déduction par la couleur des fils.
- Navettes anciennes non isolées : si le circuit comportait un va-et-vient filaire, les navettes entre les deux interrupteurs sont désormais inutiles. Elles doivent être déconnectées et isolées aux deux extrémités avec des dominos ou des wagos. Des navettes laissées sous tension provoquent des comportements aléatoires du récepteur.
Le récepteur doit être sous tension avant toute tentative d’appairage. Si la LED du module ne s’allume pas lors d’un appui sur le bouton « connect », le problème est au câblage, pas à la radio.
Procédure d’appairage émetteur-récepteur Yokis
Une fois le récepteur câblé et sous tension, la liaison radio s’établit en deux étapes. La procédure est identique pour une télécommande galet, un émetteur mural ou toute autre commande Yokis compatible.
Étape 1 : passer l’émetteur en mode connexion
Sur l’émetteur (télécommande ou bouton mural), effectuer 5 appuis rapides sur la touche à associer. Chaque appui doit durer moins de 0,7 seconde. La LED de l’émetteur se met à clignoter rapidement : elle reste active pendant 30 secondes, signalant l’attente d’une connexion.
Étape 2 : valider sur le récepteur
Pendant que la LED de l’émetteur clignote, appuyer brièvement sur le bouton « connect » situé à l’arrière du récepteur, à l’aide d’un outil isolé (tournevis gainé, stylo). La LED de l’émetteur cesse de clignoter : la connexion est établie.
Pour supprimer une association existante, il suffit de répéter exactement la même procédure. En mode connexion directe, chaque touche de l’émetteur peut piloter jusqu’à 4 récepteurs. Au-delà, l’utilisation du bus radio Yokis devient nécessaire.

Ajouter un deuxième point de commande sans fil au circuit
L’intérêt du système radio Yokis pour un va-et-vient est la possibilité d’ajouter des points de commande sans tirer de câble. Un seul récepteur peut être associé à plusieurs émetteurs, et un émetteur peut piloter plusieurs récepteurs (dans la limite de 4 par touche).
Pour ajouter une télécommande supplémentaire au circuit existant, la procédure d’appairage décrite ci-dessus est simplement répétée avec le nouvel émetteur. Le récepteur ne « remplace » pas l’ancienne association : il empile les connexions.
Cette souplesse rend le système adapté aux locations meublées ou aux logements avec rotation fréquente d’occupants. Un émetteur mural fixe assure le fonctionnement permanent, tandis qu’une télécommande galet peut être placée sur une table de nuit ou près d’un canapé, sans intervention électrique. En cas de changement de locataire, la télécommande se réassocie ou se dissocie en quelques secondes.
Compatibilité des émetteurs et récepteurs Yokis
Tous les émetteurs radio Yokis sont compatibles avec l’ensemble des récepteurs de la gamme : télérupteur (MTR), télévariateur (MTV), micromodule volets roulants, module portail, module chauffage. La télécommande galet (référence TLC/TLM) fonctionne donc aussi bien pour l’éclairage que pour d’autres usages.
La portée radio annoncée varie selon l’environnement (cloisons, distance, matériaux). La pile standard CR2032 lithium 3V des télécommandes galet offre une autonomie de plusieurs années. La transmission est bidirectionnelle : la LED de l’émetteur ne s’allume que si la communication radio a réussi, ce qui constitue un retour visuel fiable pour confirmer que l’ordre a bien été reçu par le récepteur.
Le micromodule récepteur, une fois correctement câblé et appairé, ne nécessite aucune maintenance. La seule opération récurrente reste le remplacement de la pile de la télécommande, opération qui ne modifie pas les associations enregistrées.

